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Résolution sociale adoptée à l'unanimité par la convention nationale du PS le 14/06/08.
La situation sociale et économique se dégrade. La
précarité salariale devient la règle. En 2007, 7 embauches sur 10 ont
été effectuées à titre précaire. Plus de 7 millions de femmes et
d’hommes vivent sous le seuil de pauvreté, dont 1 million de personnes
âgées et 1,5 millions d’enfants.
Le pouvoir d’achat s’affaiblit face à l’inflation,
qui atteindra plus de 5 % cette année, sur l’ensemble des produits de
première nécessité.
L’absence de dialogue et de négociation sociale se
généralise. Sur les retraites, le gouvernement veut passer en force et
ne retient comme unique solution que l’allongement unilatéral de la
durée de cotisations qui provoquera une nouvelle baisse du niveau des
pensions.
Sur la durée du travail, il affiche ouvertement son
mépris pour les partenaires sociaux, prenant le risque d’entretenir une
défiance durable avec les principales organisations syndicales.
Derrière l’offensive sur les 35 heures, il y a surtout la volonté de
s’attaquer au droit du travail.
Le pouvoir cherche à culpabiliser les chômeurs, les assurés sociaux, les exclus de sa politique.
Les inégalités sociales et fiscales confinent à
l’indécence. Le bouclier fiscal conduira cette année à la restitution,
par le trésor public, de plus de 300 millions d’euros, aux
contribuables les plus aisés. Les niches fiscales atteindront 73
milliards d’euros en progression de près de 50 % en 5 ans. Les
exonérations de cotisations sociales contribuent à fragiliser notre
protection sociale ; elles incitent les entreprises à ne plus
embaucher, via le recours aux heures supplémentaires défiscalisées. En
outre, le paquet fiscal de 15 milliards d’euros, imposé l’été dernier
aggrave l’injustice sociale, tout en déséquilibrant durablement les
finances publiques.
N. Sarkozy se revendiquait comme le candidat du
pouvoir d’achat : il apparaît un an plus tard comme celui des déficits
budgétaires extérieurs mais surtout sociaux.
Le Parti socialiste combat résolument cette
politique qui conjugue inefficacité, autoritarisme et injustice. Pour
le pouvoir d’achat, il propose la mise en œuvre effective des chèques
transports, le doublement de la Prime pour l’Emploi, un « coup de pouce
» au Smic et surtout une vraie négociation salariale, à travers une
conférence annuelle.
Il réclame une véritable reconnaissance du monde du
travail, de ses droits, par un dialogue social réclamé, à juste titre,
par les principales organisations syndicales, dont il faut saluer le
sens des responsabilités.
Ainsi, il soutient sans équivoque la mobilisation du
17 juin prochain. Il comprend le mouvement social engagé, partage ses
inquiétudes mais aussi ses espoirs. Il entend rassembler, à gauche,
tous ceux qui ne se résignent pas à cette politique injuste, veulent
tout simplement vivre mieux qu’aujourd’hui.
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